Une citation n’est pas une preuve.
Pourquoi un lien vers un PDF ne suffit pas pour défendre une réponse médicale, et quel contrat de preuve une interface devrait réellement exposer.
La preuve n’est pas le document entier. C’est la relation vérifiable entre une affirmation, un passage exact, une version précise et une décision de validation.
Le faux confort du lien
De nombreuses interfaces qualifient une réponse de « sourcée » dès qu’un lien apparaît à sa suite. Le lien peut pourtant mener vers un document de cent pages, une version plus récente que celle utilisée ou une page qui ne soutient qu’une partie de l’affirmation.
La présence d’une URL améliore l’orientation. Elle ne prouve pas que la sortie est fidèle, complète ou reproductible.
Le contrat de preuve Medyx
Une citation exploitable doit identifier le document et sa version, ouvrir le passage exact, conserver sa position dans la source et indiquer le rôle qu’il joue dans le résultat. Pour une modification, Medyx relie le passage avant et le passage après au même changement.
L’extrait affiché est dérivé des offsets du chunk et du document. Il ne doit pas être régénéré librement par le modèle au moment de l’affichage.
- Document, version et empreinte de fichier.
- Page, section et offsets du passage.
- Extrait exact utilisé pour soutenir l’affirmation.
- Statut automatique, revu, corrigé ou approuvé.
Une preuve peut rester insuffisante
Un passage exact peut être authentique sans suffire à soutenir toute la réponse. La bonne question n’est donc pas seulement « la citation existe-t-elle ? », mais aussi « couvre-t-elle chaque affirmation importante ? ».
Medyx distingue la couverture des citations, la fidélité à leur contenu et la complétude par rapport aux éléments attendus. Ces dimensions ne doivent pas être fusionnées dans un score opaque.
La validation humaine devient une donnée
Lorsqu’un expert accepte, corrige ou refuse un résultat, son commentaire doit rester relié à la preuve examinée, à la version du système et au contexte de décision. Sans cette relation, la revue humaine disparaît dans un simple statut.
La traçabilité n’a pas pour objectif de rendre une sortie infaillible. Elle permet de comprendre pourquoi elle a été produite, comment elle a été corrigée et ce qui doit changer lors de la prochaine version.
Le test d’interface le plus simple
Pour chaque phrase importante, un utilisateur devrait pouvoir poser quatre questions : quelle source, quelle version, quel passage et quel état de validation ? Si l’interface ne peut pas répondre sans ouvrir plusieurs outils, la preuve n’est pas encore un objet produit.